Les futurs ingénieurs passent à l’action : un test en conditions réelles de leurs évacuateurs de crues
Dans le cadre du cours de « Conception et exécution des ouvrages hydrauliques » dispensé par le professeur Erpicum, les étudiants de premier master en Ingénieur civil des constructions ont été amenés à penser et à pré-dimensionner un système d’évacuation des crues. Ce système de sécurité des barrages a pour but de permettre l’évacuation contrôlée des crues extrêmes entrant dans la retenue.
Alors que l’actualité rappelle tristement l’augmentation des phénomènes météorologiques intenses, comme les fortes pluies pouvant mener à des inondations, les futurs ingénieurs ULiège se préparent à trouver des solutions technologiques innovantes pour adapter nos infrastructures à ces évolutions : une mise en pratique essentielle pour l’exercice de leur futur métier ! Et leurs projets ne restent pas sous la forme de calculs et dessins sur leurs ordinateurs : les étudiants ont eu la chance de pouvoir imprimer leurs ouvrages en 3D au Fab52, le laboratoire de fabrication numérique de la Faculté des Sciences Appliquées de l’ULiège, pour ensuite tester leur efficacité en conditions réelles, ou presque, au laboratoire d’hydraulique des constructions ce vendredi 27 juin.
« C’est un moment convivial et c’est chouette de pouvoir tester nos projets »
C’est dans une ambiance décontractée et conviviale que les étudiants ont pu tester leur projet, sous l’œil attentif de leur professeur. Cette rencontre organisée à l’issue des examens leur a permis de se retrouver une dernière fois avant les vacances.
Et c’est quoi, un évacuateur de crues ?
« C’est un ouvrage qu’on vient placer sur les barrages et qui permet d’évacuer de façon sécuritaire les débits de crue lorsque le réservoir est rempli ». La consigne était, sur base des contraintes géométriques d’un barrage existant, de dimensionner un ouvrage qui permettait d’évacuer une crue donnée sans dépasser un niveau de réservoir maximum. Autrement dit, le but était d’évacuer un maximum de débit pour un niveau amont minimum, tout en optimisant la taille de la structure et donc son coût. « Nous sommes tous partis sur des déversoirs en touches de piano comme modèle d’évacuateur de crues car ce nouveau type d’ouvrage, notamment étudié à l’ULiège1, est très efficace.»
« J’ai signé un contrat il y a quelques mois »
Le professeur Erpicum avait également convié les étudiants de master 2 à cette journée de tests afin de voir les réalisations de leurs camarades. Nombreux sont ceux qui ont répondu à l’appel et qui ont découvert avec enthousiasme les projets de leurs cadets. Pour eux, l’année touche à sa fin et avec celle-ci se dessine le début de la vie active. Tous les étudiants présents confient déjà avoir une perspective d’emploi pour l’année à venir. Ce n’est donc pas un mythe : plus de la moitié des étudiants ingénieurs civils signent un contrat avant même d’avoir officiellement terminé leur parcours. Le taux d’emploi atteint 94% six mois après la sortie des études, de quoi s’assurer un emploi qui corresponde à ses valeurs et aspirations.
« J’ai toujours été attiré par les grands ouvrages, les ponts, les bâtiments et le fait de construire avec mes mains, ou même avec des Lego quand j’étais plus jeune, comme tous les ingénieurs constructeurs, je crois ! »
Cette journée de test a été l’occasion d’interroger nos étudiants sur les raisons qui les ont poussés à choisir les études d’ingénieur. Les réponses sont unanimes : tous étaient férus de mathématique à l’école et avaient un penchant pour les jeux de construction. Les cours d’algèbre, d’analyse et de physique constituent en effet la base même du bachelier en ingénieur. « C’est beaucoup de travail mais on aime vraiment ce qu’on fait, c’est ça aussi qui nous permet de garder notre motivation pendant de longues journées d’étude » confie un étudiant. Une étudiante explique que, plus les années passent, plus les cours deviennent passionnants car les projets se concrétisent et les options permettent de se diriger vers les domaines qui plaisent à chacun. « Les exigences sont différentes. On va s’appuyer sur nos acquis du bachelier pour créer davantage et développer des projets qui pourraient devenir réels en étant de plus en plus autonomes » explique une autre étudiante en parlant du passage en master. Toutefois, malgré la difficulté, les étudiants peuvent compter sur l’aide de leur faculté et des nombreux services de soutien mis à leur disposition. « On est bien entourés, les profs sont très disponibles ».
Un bagage commun, une orientation progressive
Le bachelier en Ingénieur civil est commun à l’ensemble des filières. Les cours généraux ont pour but d’asseoir les connaissances de base à tout ingénieur. À partir du bloc 2, des cours d’options sont proposés pour d’ores et déjà s’ouvrir à l’une ou l’autre orientation. À la fin du bachelier, 75% des cours sont consacrés aux modules d’options afin de préparer au mieux le choix du master. Le master en Ingénieur civil des constructions est l’un des nombreux choix offerts aux étudiants au terme de leur bachelier en Ingénieur civil. L’objectif de ce programme est de fournir une excellente connaissance et compréhension du comportement des structures, des sols et des fondations ainsi qu’une maîtrise approfondie de leurs sollicitations et des différents matériaux. Les structures étudiées dans ce master concernent tous les grands travaux de génie civil, du tunnel au pont en passant par le barrage et le bâtiment.
En savoir plus sur les programmes de cours
bachelier en Ingénieur civil
MASTER INGÉNIEUR CIVIL DES CONSTRUCTIONS À FINALITÉ SPÉCIALISÉE EN « CIVIL ENGINEERING »
1. Si vous souhaitez en savoir plus sur ce type de déversoir : "Experimental parametric study and design of Piano Key Weirs" ; "Experimental study of the hydraulic behaviour of Piano Key Weirs" ; "Experimental observation of flow characteristics over a Piano Key Weir"
