Grâce à l’obtention d’un mandat d’Aspirante FNRS, Anaïs Ledent réalise un doctorat dédié à l’interface os-cartilage



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©️ Anaïs Ledent

Anaïs Ledent nous livre son parcours et la thématique de sa recherche qui l’ont mené à obtenir un mandat d'Aspirante au sein du F.R.S.– FNRS.

 

Son parcours et ses motivations

Anaïs Ledent commence ses études d’ingénieur civil à l’Université de Liège en septembre 2020. Passionnée par les mathématiques et par la biologie humaine, elle s’oriente progressivement vers les options biomédicales, tout en suivant également des cours d’informatique. Elle intègre ensuite le Master en ingénieur civil biomédical en septembre 2023.

Dans le cadre de son travail de fin d’études, Anaïs s’envole pour l’Australie de février à mai 2025, où elle dépose ses valises à Melbourne, une ville à la fois culturelle et étudiante. Grâce aux contacts de son promoteur de thèse, Davide Ruffoni, elle rejoint l’équipe de recherche Bone Cell Biology and Disease à l’Institut Saint Vincent de recherche médicale, sous la supervision de Natalie Sims et Haniyeh Hemmatian. Là-bas, elle s’intéresse aux ostéons, des structures particulières présentes dans l’os, et plus spécifiquement à la distribution spatiale du calcium et du réseau cellulaire au sein de celles-ci, ainsi qu’à la manière dont ces distributions varient avec l’âge. L’objectif de son étude est de déterminer si les personnes âgées produisent un os de moins bonne qualité que les personnes jeunes, afin de mieux comprendre comment la qualité osseuse est altérée et, à terme, de contribuer à la conception de meilleurs traitements contre l’ostéoporose.

Anaïs est diplômée du Master en ingénieur civil biomédical en septembre 2025, avec la plus grande distinction et les félicitations du jury. Elle reçoit également le prix du meilleur travail de fin d’études, décerné par la société ETEX.

Travailler dans un environnement de recherche collaboratif pendant son TFE a fortement motivé Anaïs à poursuivre dans cette voie. Ainsi, après l’obtention de son diplôme, elle devient aspirante FNRS en octobre 2025, sous la supervision de Davide Ruffoni.

 

Sa recherche

Le sujet de doctorat d’Anaïs porte sur l’interface os–cartilage au niveau des articulations. Cette interface joue un rôle essentiel dans la transmission efficace des charges mécaniques entre l’os et le cartilage, tout en prévenant les défaillances structurelles.

Elle est constituée de deux tissus aux compositions et propriétés mécaniques très différentes : d’un côté, l’os sous-chondral, dur et rigide, et de l’autre, le cartilage articulaire, souple et élastique. Ces deux tissus sont séparés par une fine couche de cartilage calcifié, qui assure une transition graduelle entre leurs propriétés. Cette interface suscite un fort intérêt biomédical, car elle est directement impliquée dans des pathologies articulaires telles que l’arthrose. Cependant, sa taille extrêmement réduite et sa structure complexe la rendent difficile à étudier, ce qui explique qu’elle reste moins explorée que le tissu osseux dans son ensemble.

L’os et le cartilage contiennent tous deux de l’eau, le cartilage étant beaucoup plus hydraté que l’os. Pourtant, la plupart des études sont réalisées sur des échantillons déshydratés, car cela stabilise les tissus et rend les expériences plus faciles et reproductibles. Or, l’eau confère aux tissus un comportement viscoélastique important, et son retrait peut modifier leurs propriétés mécaniques, influençant ainsi les résultats.

Dans ce contexte, une première perspective du doctorat d’Anaïs consiste à étudier l’impact de l’eau sur le comportement viscoélastique de l’interface, en modulant progressivement le degré de déshydratation des échantillons. Une seconde perspective est d’examiner l’effet d’un chargement physiologique sur les propriétés mécaniques de l’interface. En effet, in vivo, les articulations sont soumises à des charges qui déforment les structures à différentes échelles. Anaïs étudiera si ces déformations influencent les propriétés mécaniques de l’interface.

Ces travaux seront réalisés à l’aide de la machine de nanoindentation disponible au laboratoire Mechanical of Biological and Bioinspired Materials de l’Université de Liège.

 

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