En tant qu’Aspirant FNRS, Lucas Stordeur s’intéresse à la reconfiguration des réseaux neuronaux en utilisant de la stimulation en boucle fermée



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©️ Lucas Stordeur

Son parcours

En juillet 2025, Lucas Stordeur a obtenu le diplôme d’ingénieur civil biomédical, finalité Neural Systems, avec la plus grande distinction et les félicitations du jury. Au cours de sa dernière année de master, il a effectué un stage chez Imec (Institut de microélectronique et composants), où il a travaillé sur des expériences d’électrophysiologie in vitro menées sur des cultures neuronales. Parallèlement, il a consacré mon travail de fin d’études, supervisé par les Professeurs  Pierre Sacré et Steve Majerus, à la modélisation d’une tâche de psychologie. Ces deux projets interdisciplinaires ont profondément renforcé son intérêt pour la recherche scientifique et lui ont donné l’envie de poursuivre cette voie à travers un doctorat.

En octobre 2025, en tant qu’aspirant FNRS, Lucas a commencé sa thèse au sein du laboratoire de « Neuroengineering » de l’Université de Liège, dirigé par les Professeurs Guillaume Drion, Alessio Franci (co-promoteur) et Pierre Sacré (promoteur), tout en restant en collaboration avec Imec.

 

Sa recherche

Le projet de doctorat de Lucas Stordeur porte sur la reconfiguration de réseaux neuronaux par stimulation en boucle fermée.

Dans certaines pathologies telles que l'épilepsie, la maladie de parkinson ou la dépression, les traitements pharmacologiques se révèlent parfois inefficaces. Une alternative utilisée depuis plusieurs années est la neurostimulation. Elle consiste à stimuler des régions cérébrales ciblées afin d’atténuer les symptômes. Bien que souvent efficace, cette approche reste imparfaite à long terme et peut engendrer des effets secondaires.

L’objectif de son projet est d’exploiter la plasticité synaptique pour remodeler les réseaux neuronaux, permettant ainsi à celui-ci de passer d’un état pathologique à un état fonctionnel sain. Au-delà de cette application thérapeutique, ce travail vise également à améliorer la compréhension des mécanismes de la plasticité synaptique à l’échelle des réseaux, tout en ouvrant la voie à des applications de ces mécanismes dans le domaine de l’intelligence artificielle.

Pour contrôler la reconfiguration des réseaux neuronaux biologiques, le projet combine le développement de protocoles expérimentaux avec la conception d’outils de modélisation. Dans ce cadre, les HD-MEAs (High-Density Microelectrode Arrays), composés de milliers d’électrodes intégrées sur une puce CMOS (Complementary Metal Oxide Semiconductor), offrent un moyen puissant d’enregistrer l’activité électrique du réseau et de le stimuler à une échelle subcellulaire. Associés à la théorie du contrôle et à une approche en boucle fermée, ces dispositifs permettent d’ajuster les modalités de stimulation électrique en fonction de l’activité du réseau, ouvrant ainsi la voie à un contrôle précis de sa reconfiguration.

 

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